Le gaspillage alimentaire à la cantine, ça suffit le gâchis !

(actualisé le ) par Laurent Nadiras


De leur production à leur consommation, les aliments subissent des pertes et gaspillages importants. C’est notamment le cas lors de la transformation des matières premières agricoles, de la mise en vente des produits par la distribution, les restaurants et les cantines. Réduire ce gâchis, c’est non seulement préserver l’environnement mais c’est également améliorer la rentabilité des acteurs professionnels.|

POURQUOI SENSIBILISER LES ELEVES ?

Sensibiliser et mobiliser les scolaires c’est les inciter à l’adoption durable de comportements favorisant la réduction des déchets et permettre ainsi qu’ils soient, au sein de leur famille, les ambassadeurs des gestes de prévention.

En restauration scolaire, l’âge des convives oblige en outre à être particulièrement vigilant au moment de l’élaboration des menus afin d’éviter les aliments bloquants, mais aussi de prévoir une réutilisation possible des excédents pour limiter les pertes. L’observation des comportements et des préférences alimentaires sur la semaine, le mois voire l’année passée peut, à ce titre, s’avérer riche d’enseignements.

La bataille contre le gaspillage alimentaire ne peut se gagner sans l’adhésion et l’implication des usagers de la restauration collective. En restauration scolaire, l’organisation de projets pédagogiques avec les enseignants comme, par exemple la réalisation d’affiches ou l’installation d’un « gâchimètre de pain », est un bon moyen d’impliquer les élèves. A fortiori, si ces actions s’accompagnent ensuite d’un service à la demande, préférable aux portions « standards » en ramequins ou en raviers.

Les surplus étant, malgré tout, souvent inévitables, la mise en place des systèmes de redistribution aux personnels, convives, associations est l’occasion de conjuguer solidarité et lutte contre le gaspillage.

Réduire le gaspillage alimentaire en restauration collective

En réduisant le gaspillage alimentaire, les restaurants collectifs réduisent l’impact environnemental de leur activité et réalisent de vraies économies. Des économies qui peuvent leur permettre d’améliorer la qualité des produits servis en proposant, par exemple, davantage de produits bios, locaux et de saison, et ce sans augmenter le prix de revient des repas.