Le lycée Camille Claudel au rythme des cultures du monde

(actualisé le ) par Françoise-Anne Menager, Jean-Yves Nicolas

Promesses tenues donc !

Même s’il est difficile d’être juge et partie, de l’avis de tous les participants, cette journée a été une réussite.
Elle laissera à chacun le sentiment si porteur que procurent la satisfaction d’un travail mené à son terme et le plaisir suscité par la découverte et l’exploration d’univers étrangers dont on revient non seulement indemne mais enrichi.

La journée s’est construite d’heure en heure après un petit déjeuner d’accueil au foyer offert à l’équipe pédagogique par l’administration.

Chacun y a puisé des forces pour ce qui s’annonçait, et ce fut le cas, comme une journée enthousiasmante mais nécessitant beaucoup d’énergie de la part des responsables d’ateliers qui allaient accueillir de 9h à 16h leurs classes d’un jour.
Les élèves se sont d’ailleurs parfaitement bien adaptés à cet emploi du temps hors normes. Il est un peu tôt pour apprécier les effets de cette journée imaginée et construite pour eux, mais du point de vue des professeurs, leurs ` élèves de passage` se sont montrés particulièrement appliqués, attentifs, efficaces quand il le fallait, curieux et impliqués.

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Peut-être ont-ils été sensibles à l’engagement de tous et à ce qu’ils découvraient d’atelier en atelier ? Il est vrai, et il est important de le préciser, que cet engagement était non seulement celui des enseignants qui ont construit cette journée sous l’impulsion de Nora Guerrouf et de Fatima Tsouli , mais aussi celui de toute l’équipe administrative largement mise à contribution, des professeurs qui ont accompagné leurs élèves dans leurs découvertes et de partenaires extérieurs qui ont permis à certains ateliers de prendre forme ou tout simplement d’être proposés !

Remercions donc chaleureusement l’école des 4zarts de Mantes-la-Jolie pour les indispensables djembés et l’ ensemble de percussions, l’Eco- musée de Dreux pour son prêt exceptionnel d’ un ensemble de pièces rares qui ont permis de reconstituer le contexte de la guerre de 14-18 dans les tranchées et en dehors afin de mieux saisir l’insurrection Dada et l’appel au rêve du mouvement surréaliste, Monsieur Gilles Ménager, professeur-documentaliste du lycée Rotrou de Dreux, artiste du dimanche et dadaïste à temps plein pour la reproduction de la fameuse roue de vélo de Marcel Duchamp et Monsieur Marc-Alain Ouaknin, professeur de philosophie et producteur à France Culture, dont l’engagement pédagogique et l’enseignement ont été si souvent profitables à notre établissement depuis 15 ans.

Il faut également saluer Shéhérazade dont la patience, plus que toujours sollicitée, est si précieuse ainsi que Viviane Blondel et les agents de service dont les renforts étaient indispensables pour mener à bien cet événement qui par ailleurs, n’aurait pas eu lieu sans le soutien et la coopération de l’équipe administrative : Mr Demarle, Mme Virapin et Mme ’Mouffok, Fabienne Henquel et Emilie Kernec.

Toute cette journée, qui reposait sur une logistique élaborée depuis des semaines par les initiatrices du projet, a été orchestrée avec une précision d’horlogerie : aucune confusion, aucun retard des groupes n’est venu perturber le bon déroulement des ateliers.

Et si quelques problèmes occasionnés par les changements de salles et d’emploi du temps ont pu se produire, toutes les difficultés ont été surmontées avec efficacité et bonne humeur.

La cour du lycée a donc résonné des djembés animés par Arnaud Hans-Moevi,
les mains se sont ornées de subtiles arabesques de henné dessinées par Myriam, Camelia, Meribane et Asma,
les tasses ont chanté avec Anne-Sophie Aubrun,
les percussions de Florence Barre ont vibré à l’unisson des éventails customisés avec Mme Diogo,
les effluves de chocolat ont titillé les papilles de tout le bâtiment A grâce à l’atelier-cuisine de Fatima Tsouli
le goût et l’odorat se sont aussi aventurés sur la route des épices avec Mme Ascuna et dans les terroirs français à la découverte du pays aux 300 fromages avec Pascal Duée,
les gestes ancestraux du modelage ont été retrouvés dans l’atelier de poterie de Soucounda et Fatou,
des univers ont surgi du papier avec les pop-up de Mr Celeste et les origamis de Ganja et Eva,
les énergies ont appris à se canaliser dans le club de kick-boxing de Mme Lafarge,
la face cachée du web a dévoilé ses secrets avec Mme Gadaud,
une exposition s’est construite prégnante et fugace comme un rêve avec Françoise- Anne Ménager et Céline Bar,
un tableau collectif s’est élaboré avec Edwige Suisse et Benoit Laurent.
Et Mme Guerrouf n’aura sans doute jamais autant parcouru le lycée, arpentant tout l’établissement d’atelier en atelier pour, comme elle dira à la fin de la journée, `s’assurer que tout se passait bien et gérer les problèmes au cas par cas`.
Mais alors que les ateliers battaient leur plein, le réfectoire était transformé par Mme Bar, qui entre deux ateliers, œuvrait pour ce qui devait être le point d’orgue de cette journée culturelle ainsi que cela avait été conçu par les organisatrices et leurs élèves désireuses de faire connaitre un aspect particulièrement spectaculaire de leurs traditions familiales.
La journée s’est en effet conclue dans l’enthousiasme suscité par un défilé de tenues traditionnelles, superbes et majestueusement portées par des jeunes filles fières et très en beauté.
Tous les participants, professeurs et élèves étaient réunis ; ils ont accueilli avec tout autant d’enthousiasme la démonstration de djembés de Mr Hans-Moevie et de cupsong du groupe éphémère de Mme Aubrun, les breakdance de Guillaume et Rody et les facéties de Ganja le talentueux animateur de ce tour du monde en quarante minutes.

Toute la journée a bien sûr été suivie par Jean-Yves Nicolas qui a découvert chaque atelier camera à l’épaule pour en garder la mémoire et partager son regard sur l’événement.

Un film complet a été réalisé et une petite vidéo est disponible ci-dessous :

Née du désir de deux professeurs de vente répondant à celui de leurs élèves, construite par l’ensemble des enseignants qui ont imaginé et animé les différents ateliers, rendue possible par l’implication de tous, cette journée restera sans en douter dans les mémoires comme une de ces actions qui construisent la culture de notre établissement.