La stratégie de l’entreprise et la complexité de l’environnement à l’international

(actualisé le ) par Corinne Gomond

PNG

Lundi 10 mars 2014 après-midi, les étudiants de BTS MUC ont eu le plaisir d’accueillir Eric Renard, le Directeur Général de La Phocéenne de Cosmétique, qui commercialise la gamme de produit « le petit Olivier » autour de la question :

<a

« la stratégie de l’entreprise à l’international et la Complexité de l’environnement international »

tout en informant sur l’enjeu de la globalisation des marchés, l’internationalisation est désormais devenue incontournable pour les entreprises.

Avec l’accroissement des échanges dans un contexte international, la mondialisation, le développement des transports plus rapides et plus économiques et les NTIC, s’internationaliser est un phénomène inéluctable auquel les entreprises françaises ont pris effectivement part depuis les années 1980.

L’internationalisation des entreprises, un des moteurs de la mondialisation, représente un phénomène contemporain puissant et complexe qui touche les entreprises, les États, les communautés et les sociétés. Dans les entreprises, l’internationalisation remet en question les stratégies, les pratiques et les compétences individuelles et collectives.

L’objectif de cette conférence a été de proposer quelques pistes pour comprendre ce phénomène, et ce, à partir de trois axes thématiques :

  • les contextes en changement,
  • les défis pour l’entreprise « La Phocéenne de Cosmétique », les réponses qu’elle apporte, et, enfin,
  • les défis pour les individus, gestionnaires et dirigeants d’entreprise.

<a

Une première initiative qui a trouvé son public et qui motivera sans doute les étudiants à poursuivre leurs études.
Company Présentation 2014



  • Pour connaître la présentation de la Phocéenne de Cosmétique :<- cliquer sur ce lien




La Phocéenne de Cosmétique, qui commercialise la gamme de produit `Le Petit Olivier`, a été créée en 1996 à Salon-de-Provence (13) par Eric Renard et Xavier Padovani.

`Nous sommes des anciens de la cosmétique - Nivea, les Laboratoires Vendôme connus pour la marque Le Petit Marseillais - et nous avons une expérience professionnelle des circuits de la grande distribution, explique Eric Renard, le PDG. Quand nous nous sommes lancés, nous avions l’ambition de devenir L’Occitane de la grande distribution. Sauf que notre première marque, Senteurs provençales, était trop générique. En 2003, nous avons rebaptisé nos produits Le Petit Olivier et, à partir de ce moment-là, nos ventes ont décollé : nous réalisons aujourd’hui 12,8 millions d’euros de chiffre d’affaires, réalisés avec 62 salariés.`

Les deux entrepreneurs se sont associés avec des industriels français. `Ils nous ont suivi dès l’origine et maintenant c’est à notre tour de leur apporter de l’activité`, se réjouit Eric Renard. Plus que de simples sous-traitants, ces petites entreprises contribuent au succès de la Phocéenne de Cosmétique, et lui permettent d’afficher le label `Origine France garantie`. Au total, sept PME participent à la fabrication de la gamme fruitée de produits de douche lancée en mars 2012.
Les sept étapes du tour :

  • Première étape du processus, la conception du produit à partir d’une formulation existante par le service marketing (3 personnes) de la Phocéenne de Cosmétique au siège social, à Salon-de-Provence.
  • Etape suivante à Grasse (06) pour la mise au point et la fabrication des concentrés de parfum chez le spécialiste des compositions de parfums, Expressions parfumées, une PME indépendante de 43 millions d’euros de chiffre d’affaires dirigée par Jacques Lyon.
  • Troisième halte du tour de France chez Roval, qui fabrique le gel. L’entreprise, installée à Flers (61) depuis 1936 et rachetée par Yannick Brunet en 2000, fournit et conditionne des produits cosmétiques (80 millions d’euros de chiffre d’affaires).
    C’est à Flers aussi qu’est mis en bouteille le gel dans des flacons en plastique fabriqués par Plastirêve, autre entreprise créée par Yannick Brunet, sur le même site de l’Orne.
    Les bouchons viennent de Saint-Rémy-de-la-Vanne (77), où Lapac (3,8 millions d’euros de chiffre d’affaires), dirigée par Jean Pinel, les produit.
  • Changement de décor : la fabrication des étiquettes se fait à Courthézon (84) chez 5Sept Etiquette, une imprimerie d’étiquettes adhésives (8,5 millions de chiffre d’affaires) reprise en 1995 par Patrick Wack.
  • Septième et dernière étape : le regroupement des produits a lieu à Epône (78), tout près de Mantes-la-Jolie, sur le site de logistique de la Phocéenne de Cosmétique, 5 000 m2 de bureaux et de zones de stockage d’où les crèmes de douche Le Petit Olivier sont expédiées vers les enseignes de la grande distribution dans l’Hexagone, et à l’export. La Phocéenne de Cosmétique réalise en effet de 15 à 17 % de ses ventes à l’international - principalement en Belgique et au Portugal, mais aussi en Russie et en Turquie.

  • Petites marges, gros volumes



A la tête d’une `PME indépendante et engagée`, pour reprendre leurs mots, les dirigeants de la Phocéenne de Cosmétique n’ont pas seulement choisi de privilégier les filières de production françaises pour leur gel de douche, ils ont aussi créé une marque bio (sans parabens ni colorants). `Cela nous permet d’offrir une qualité optimale à nos clients et de nous différencier sur le marché très encombré des cosmétiques en grande surface`, justifie Eric Renard. Le chef d’entreprise explique que la faiblesse des marges des cosmétiques en grande surface est compensée par les volumes de ventes et se félicite de la notoriété du Petit Olivier : elle est portée par `la qualité et la réactivité [de ses] sous-traitants locaux`.

<a

En savoir plus ICI

Corinne GOMOND